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25 juin 2016

Les Stampeders retrouvent les Lions en C.-B.

La Presse Canadienne

VANCOUVER – Le premier weekend d’activités dans la Ligue canadienne de football prendra fin samedi, alors que les Lions de la Colombie-Britannique accueilleront les Stampeders de Calgary au BC Place de Vancouver. Cette rencontre sera diffusée sur RDS à compter de 22 h HE.

Il s’agira d’un deuxième affrontement en deux semaines entre les deux formations, les Stampeders ayant vaincu les Lions par la marque de 31-21, vendredi dernier, en Colombie-Britannique.

Avec tout le succès qu’ont connu les Eskimos d’Edmonton, l’an dernier, les Stampeders ont régulièrement été relégués au second plan dans la division Ouest en 2015. Cependant, Calgary a montré une fiche de 14-4, soit un dossier identique aux éventuels champions de la Coupe Grey. De plus, les Stamps n’ont jamais affiché un dossier inférieur à 11 victoires depuis 2010, et jouent pour une fiche supérieure à .500 depuis les huit dernières années. Connaîtront-ils à nouveau du succès en 2016, malgré les nombreux changements apportés à l’organisation?

Membre du Temple de la renommée du football canadien, l’entraîneur-chef des Lions, Wally Buono, effectuera un retour sur les lignes de côté, lui qui compte 254 victoires en saison régulière en carrière. À titre comparatif, les huit autres entraîneurs-chefs du circuit ont, tous ensemble, mérité la victoire à 150 reprises. Toutefois, rappelons que Dave Dickenson, chez les Stampeders, et que Jason Maas, chez les Eskimos, en sont à leur première saison comme entraîneur-chef.

Une culture gagnante à la base des succès des Stampeders

Pour la première fois au cours des dernières années, les Stampeders ont quelque chose à prouver.

Le directeur général John Hufnagel a délaissé ses fonctions d’entraîneur-chef, huit ans après son arrivée à Calgary. Jeff Fuller, Jon Cornish et Eric Rogers – le meneur de la LCF au chapitre des verges par la passe en 2015 – ne font plus partie de l’équipe. L’unité défensive, quant à elle, devra se passer des services de Keon Raymond (Toronto), de Juwan Simpson (joueur autonome) et du coordonnateur défensif Rich Stubler (Toronto).

Plusieurs changements importants, sans contredit, pour les Stamps. Par contre, au sein d’un club qui a montré un dossier de 29-7 au cours des deux dernières années, on soutient qu’il existe des choses plus importantes que des joueurs primés. C’est ce qui a permis à Calgary de se relever à la suite de transformations majeures par le passé, comme lorsque Henry Burris, Joffrey Reynolds ou Nik Lewis ont été échangés ou libérés.

Encore une fois, c’est au tour de quelqu’un d’autre de briller à Calgary.

« C’est ce que les gens ne réalisent pas », a souligné le quart-arrière Bo Levi Mitchell. « Certaines équipes mettent sous contrat de grands joueurs chaque année, mais les changements espérés ne surviennent pas – la culture doit changer. Nous avons une culture gagnante, ici, à Calgary. Et c’est ce en quoi nous croyons. »

Le retour de Wally Buono sera-t-il suffisant pour relancer les Lions?

Bien qu’ils aient participé aux éliminatoires au cours des 19 dernières saisons, plusieurs voient les Lions terminer au cinquième rang de l’Ouest en 2016. Par contre, même si la possibilité de terminer au dernier rang de sa division est bien réelle, la Colombie-Britannique détient tous les éléments pour aspirer aux grands honneurs cette année.

Menée par Jonathon Jennings, sans contredit l’un des jeunes quarts les plus électrisants de la LCF, l’attaque des Lions – qui a terminé la saison 2015 au huitième rang de la Ligue au chapitre des verges en moyenne par match (313 verges) – déborde de bons joueurs. Et, en défense, le retour au jeu du secondeur Solomon Elimimian – qui formera le duo le plus redoutable de la Ligue aux côtés d’Adam Bighill – et l’ajout de vétéran comme Brandon Stewart et Mike Edem devraient grandement aider les Britanno-Colombiens en 2016.

Et on ne peut pas passer sous silence le retour sur les lignes de côté de Wally Buono, l’entraîneur-chef le plus victorieux de l’histoire de la LCF.

« L’an dernier nous a laissé un goût amer en bouche », a avoué Elimimian. « Nous devons retrouver notre culture gagnante, celle que nous avons déjà eue. C’est quelque chose dont nous avons besoin, comme équipe et comme organisation. Je sens que Coach Buono est revigoré – il y a une aura autour de lui, et il est anxieux de retrouver les lignes de côté. Il déborde d’énergie, et c’est quelque chose que je trouve très motivant. »